Trois questions à Vincent Lauriot-Prévost de VPLP, architecte du Maxi Prince de Bretagne
le 03.04.2012 à 09h16

- Comment supervisez-vous le chantier du Maxi Prince de Bretagne ?
« Je suis intervenu dans tous les choix ayant trait à la plateforme, à l'équilibre et au positionnement des différents éléments entre eux. Maintenant que nous sommes entrés dans la phase de construction, Philibert Chenais et Quentin Lucet, deux architectes du cabinet VPLP, suivent de très près le projet et me consultent pour prendre des décisions. Je suis donc parfaitement au courant de l'avancement des travaux et je reste par ailleurs en contact régulier avec Lionel Lemonchois. Quant au chantier Multiplast, il est situé à 50 mètres de nos locaux - un plus pour travailler efficacement et réagir instantanément ! »
- Vous avez déjà rallongé un bateau de 60 pieds en vue de la Route du Rhum, Gitana 11. En quoi le Maxi Prince de Bretagne se démarque-t-il de ce précédent projet ?
« Gitana 11 a été rallongé par l'avant, sans modifier la position des bras de liaison et du mât, alors que Prince de Bretagne est allongé par le milieu et totalement démonté. C'est à mon avis une meilleure solution car refaire trois coques et démonter tous les éléments permet de mieux réassembler le puzzle. Les seules contraintes étant les deux bras, qui définissent la largeur du bateau, et le mât, qui détermine un poids cible à ne pas dépasser ».
- A ce stade du chantier, le Maxi est-il conforme à vos attentes ?
« Jusqu'à présent, les contrôles de masse des pièces sorties de moule et des bras de liaison renforcés sont très satisfaisants, ils correspondent à nos objectifs préliminaires. Pour chaque nouvelle pièce, nous continuerons à nous assurer que les masses sont conformes aux estimations. C'est un aspect primordial qui va impacter les performances futures du bateau ».